FEMME DE COEUR

Trouver l’équilibre et ne pas juger

J’ai toujours travaillé. A l’extérieur. Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé être indépendante, financièrement parlant. Quand j’avais  18 ans, mes parents avaient largement de quoi pourvoir à mon argent de poche. Mais moi, j’ai préféré le gagner moi-même en travaillant  pendant les vacances. Je suppliais mon père de m’embaucher comme secrétaire quand la sienne était en vacances. Il a accepté malgré mon manque d’expérience flagrant, j’ai fait mes preuves,  et j’étais fière et  heureuse de pourvoir à mon argent de poche à la sueur de mon front. Yes!

Puis, à 19 ans, je me suis lancée dans le commerce, toujours pendant les vacances parce que j’allais à la fac le reste du temps, et toujours parce que je ne voulais pas de l’argent de poche donné par mes parents. Je vendais du prêt à porter au marché de ma ville  à la veille des fêtes de fin d’année, et je dois dire que ça marchait plutôt bien! Mes articles se vendaient comme des petits pains, à peine accrochés aux portants de mon stand de vente. J’ai même eu mon oncle et mes parents comme actionnaires, tellement que ça marchait bien 😃!

J’ai entrepris des études longues et difficiles avec comme objectif de ne jamais dépendre de personne financièrement. Travailler était pour moi une chose indispensable et indissociable de ma vie personnelle.

Et après?

Lorsque j’ai eu mon diplôme, évidemment, j’ai eu la grâce de trouver du travail rapidement et j’ai continué à travailler. Je ne pouvais concevoir ma vie autrement.   Cela faisait partie de ma philosophie de vie.

Quand je me suis mariée, et que j’ai eu des enfants, il était  hors de question pour moi de m’arrêter de travailler hormis pendant mes congés de maternité. Il me fallait travailler , peut-être aussi pour avoir l’impression d’être utile. Pour moi-même et aussi pour ma famille.

Jamais je ne me suis posée la question de savoir si je pouvais avoir le choix de ne pas travailler, comme certaines de mes amies qui étaient femmes au foyer et qui ma foi, avaient l’air de vivre ça plutôt bien.

Un jour, à la naissance de mon 3ème enfant, je me suis dit qu’il fallait peut-être que je me pose un peu et j’ai pris un congé parental d’un an. Au bout du 11 ème mois de congé, j’étais au bord de la dépression…Je suppliais mon mari de me laisser retourner travailler.

J’aime aller au travail, c’est comme ça…

Et là depuis quelques semaines, je suis forcée bien malgré moi de rester à la maison et ne pas travailler, tout au moins pendant quelques mois. Et donc, je voudrais dire à ces femmes qui ont été ou qui sont  toujours femmes au foyer depuis des années: BRAVO! Non pas que je n’aime pas mes enfants, ou que je n’aime pas mon foyer, ou que je n’aime pas concocter de bons petits plats ou que je n’aime pas astiquer ma maison, mais je crois que chaque femme est très différente et n’ont pas le même rythme ni les mêmes aspirations.

Je vois déjà la tête de certaines lectrices, outrées par cet article, mais je veux juste dire ici que chacune a le droit d’être ce qu’elles sont. J’aime travailler à l’extérieur et je ne suis pas particulièrement attirée par le fait de rester à la maison 24/24 et 7/7. Et j’aime aussi ce milieu de défi et de challenge que seul le milieu du travail procure. C’est comme ça, je n’y peux rien. Je culpabilisais parfois mais je me dis qu’il faut rester fidèle à soi-même.

Récemment, je discutais avec  une amie très proche, qui a aussi 5 enfants et qui travaille à l’extérieur. Elle me disait que depuis qu’elle a repris le travail, elle a du mal à trouver  l’équilibre avec sa vie de famille et son travail. Je lui disais que pour les femmes comme nous, ça sera toujours difficile et même quand on a un mari qui aide beaucoup. Sauf si on a une maman ou une autre aide à proximité et qui est disponible. Je disais à ma copine qu’il faudra sans cesse trouver un équilibre et un bon compromis. Parce que rien ne peut remplacer une épouse et une mère, et surtout pas les appareils électroménagers (tout de même utiles, je suis d’accord!)

Les mères qui travaillent à l’extérieur auront toujours un nombre incalculable de défis à relever. Mais souvent c’est un choix largement assumé et parfois imposé, malheureusement.

Mais il faut trouver un équilibre

Et pour moi, je pense plutôt reprendre une activité professionnelle mais à temps partiel. Rien ne vaux le temps passé auprès de la famille, mais je dirais aussi que je l’apprécie encore mieux lorsque j’ai passé du temps à l’extérieur. Travailler ne fait pas de moi une wonderwoman, mais me permet juste d’être  moi-même.

Pendant ce congé forcé, j’ai pris conscience de plusieurs choses importantes:

  • Le temps passé au travail est important
  • Le temps passé en famille est très important
  • Le temps passé à prier est très très important

Mais il faut trouver le temps de chercher un équilibre.

Si vous connaissez une maman qui travaille aussi à l’extérieur, et que vous êtes femme au foyer, ne la regardez pas avec pitié lorsqu’elle vous raconte ses journées harassantes. Et ne la jugez pas. A mon avis, elle a juste besoin d’être encouragée, et parfois d’être aidée. On juge trop vite et trop souvent je trouve. Sans prier et sans connaître les aspirations, besoins ou difficultés des autres.

De tout cœur avec vous, toujours.

Tantely ❤❤

 

 

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